Le bonheur ou le Bonheur, égotisme ou infini
Le thème de ce soir tourne autour de la notion de bonheur et le titre de la conférence fait une distinction entre le bonheur égotique avec une minuscule et un autre avec une majuscule.
On va cheminer dans les présentations pour ces différents éléments.
Le bonheur égotique dépend des capacités des individus et dépend des caractéristiques des individus, de leur histoire, de ce qu’ils sont capables de gérer dans les circonstances et de ce qu’ils ne sont pas capables de gérer. C’est aussi tout à fait propre à l’individu puisque ça dépend de ses capacités et de ses caractéristiques, et donc de tout son relationnel, de ses aspirations, etc.
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On peut noter en préalable une notion où la notion de bonheur n’est pas forcément une notion de plaisir. La notion de bonheur ça peut être : être bien dans une situation. Par exemple des gens se réfugient ou sont bien dans des situations, lorsqu’ils sont malades par exemple. Lorsqu’ils sont dépendants de quelqu’un, lorsqu’ils sont dominants. C’est important de ne pas placer cette notion de bonheur, de bien être, de satisfaction, que sur l’aspect agréable, plaisir, sinon on ne comprendrait pas pourquoi des êtres préfèrent aller dans des situations qui pour d’autres sont tout à fait curieuses, pour le moins. Donc dans cette dynamique, qu’elle soit dirigée vers ce que je viens de dire ou dirigée vers le plaisir, les satisfactions, on constate un cycle.
Le cycle c’est une pensée qui apparait et qui excite le système nerveux pour pouvoir mettre en place, participer à une situation, à des circonstances, qui probablement engendreront des effets de plaisir, suivant que la personne ait « besoin » de souffrir ou ait besoin d’affection, par exemple, pour prendre des choses qui paraissent opposées. Et on a donc un cycle qui fait qu’une pensée apparait pour atteindre un état, des sensations, on construit tout, toute l’énergie est mise en œuvre pour cela, consciemment ou inconsciemment. Quand c’est vécu, c’est un peu le paroxysme de la recherche, puis ça s’en va et là on retombe dans des insatisfactions, voire des souffrances, qui vont à un moment peut être à nouveau s’estomper pour repartir dans ce cycle. On est toujours sur un cycle de désir d’excitation, de recherche pour assouvir ce désir, le désir est assouvi, ça redescend, souffrance et ça se remet en route. Il y a des êtres qui vivent très bien comme ça, ils ont l’impression d’être vivants. Ils développent une énorme énergie pour pouvoir arriver à cet état qu’ils recherchent. C’est un moteur, évidemment si on parle de bonheur, dans un bonheur temporel, un bonheur qui durerait, ou un état de bonheur qui durerait, il se peut que ces personnes-là ne soient pas du tout intéressées et rejettent cette proposition. Cependant, dans des processus comme ça, ça monte, ça descend, ça engendre tout un tas de souffrance, il y a parfois des chemins de traverse qui sont pris, et ces chemins de traverse vont guider la personne peut-être vers une stabilité et un autre type de bonheur dépendant essentiellement de ses caractéristiques.
Pour le mot de bonheur, on peut commencer à associer le mot de paix, de tranquillité de l’esprit. C'est-à-dire que pour avoir cette paix, cette tranquillité de l’esprit, il est nécessaire de changer de plan, il est nécessaire de sortir de ses caractéristiques, de sa dynamique de vie, pour aller vers autre chose qui est un inconnu, mais qui est une aspiration. Je veux dire par là qu’il n’est pas possible de rester dans les mêmes caractéristiques, la même dynamique de vie en restant dans ce carcan égotique. Il est absolument nécessaire de trouver une fenêtre, une porte, pour en sortir et se diriger sur un autre chemin. Le fait de se diriger sur un autre chemin crée des tensions très importantes chez les êtres, parce qu’en fait, c’est une bataille. C’est une bataille entre la dynamique historique de la personne et sa nouvelle dynamique. La dynamique historique n’a pas du tout envie de lâcher son énergie, sa forme d’énergie, parce que c’est elle qui a en fait créé le personnage, il y a donc des montées d’énergie sous forme de comportements qui vont essayer de dévoyer ce nouveau chemin vers cette paix ou en tout cas de mettre des entraves. C’est un processus que l’on voit souvent quelques années après avoir débuté ce chemin. Au début, en fait, notre dynamique personnelle va apprécier tout ça et à un moment, quand cette dynamique personnelle s’aperçoit qu’elle va perdre la main au profit d’une conscience beaucoup plus profonde, c’est là que s’élèvent les problèmes, les actions de cette dynamique personnelle.
Je vais vous parler un petit peu de cette conscience.
Avant tout, je dois vous dire qu’il y a plusieurs consciences. Il n’y a pas simplement les consciences des cinq sens, il y a la conscience du sixième, c'est-à-dire la bioconscience, la conscience cognitive (la réflexion), la conscience de la culture, etc., mais tout ça fait partie en fait des capacités de la personne. Et donc des gens viennent cheminer pour trouver cette paix qui engendre du bonheur, mais enfin, bon, il n’y a pas de différence entre les deux, et le principe est le suivant : vous imaginez un bulbe d’une plante, ce bulbe va commencer par faire des radicelles et des racines pour aller chercher de la nourriture profondément. Si on prend un bulbe de nymphéa -parce que le nymphéa, le lotus, c’est un symbole dans ces discipline-là, c’est un beau symbole-. Si on place dans une mare ce bulbe, il va donc produire ces radicelles et ces racines, essayer d’aller chercher des accroches à la fois, et de la nourriture. Quand ceci va être bien établi, il aura l’énergie pour arriver à faire sortir sa tige, cette tige, qui va passer les différents niveaux de la mare, cette tige qui est bien verticale. Mais pour que cette tige pousse, il est nécessaire que la mare ne se transforme pas en océan avec des fortes houles et des tempêtes, parce que vous comprenez que le nymphéa va se briser, il n’y aura plus alors de dynamique de nymphéa.
C’est donc nécessaire de créer les circonstances pour que cette plante puisse faire croitre sa tige. Le calme est donc nécessaire. C’est pourquoi dans la voie de l’Eveil, il y a une position de base de référence qui est la position de l’Eveil ou la position du Bouddha. Au Japon, ils disent Zazen, en Inde Dhyana, en Chine Tc'han. Ici, c’est Veksido. Peu importe, ça signifie la position assise de l’Eveil ou du Bouddha.
C’est une position dans laquelle on ne bouge pas, sauf que le processus respiratoire fait varier la position, du bassin jusqu’à la fontanelle, met en mouvement délicatement chaque articulation et donc fait changer les points de pression, met en œuvre les différentes chaînes musculaires, etc. Donc, ce n’est pas une statique, ce n’est pas une posture, ce n’est pas une statue. C’est une position qui varie tout le temps, tranquille avec la souplesse de cette tige qui va épouser peut-être le délicat souffle d’air qu’il y a sur le dessus de la mare et qui pousse un peu sa tige. Donc il est nécessaire de créer les conditions et d’avoir les outils pour pouvoir être ce jardinier de ce nymphéa. Une fois que les conditions sont crées, les conditions, c’est quoi en fait, c’est l’esprit pour mettre en œuvre des recommandations qui vont engendrer naturellement cet enracinement, le germe et la croissance de cette tige, c’est savoir utiliser les outils et avec quel état d’esprit les utiliser ? Le souffle, l’attention, l’observation, les sensations internes.
Les premiers temps il est donc nécessaire de mettre en œuvre tout çela et constamment être attentif de ne pas se laisser emporter par quelques productions mentales, quelques sensations ou perceptions. On va donc petit à petit faire descendre des radicelles dans le sol pour bien accrocher le bulbe et pouvoir nourrir ce que demain sera un nymphéa.
Dans ce processus d’observation, les productions mentales ou des sensations éventuellement de gêne, voire de douleurs, sur certaines chaines musculaires ou certaines articulations, ce processus de production mentale va prendre le rôle du vent ou de la houle et, par l’attention, le fait de lier la terre et le ciel pour, imaginons qu’on pourrait faire un tube de verre, le tube de verre ça va être la chair, le souffle pour protéger cette future tige, parce que ces productions mentales, quand elles arrivent, peuvent tout casser. C'est-à-dire que vous pouvez travailler pendant "x" temps, je veux dire étudier la position de l’Éveil, et que vous commenciez à sentir que, dans notre image, des radicelles et des racines s’ancrent et que quelque chose est en train de monter, et si là vous êtes moins attentif, le bulbe est déraciné.
La notion d’attention est une clé, la patience est une autre clé, l’observation permet de voir, - on dit "voir" mais c’est une représentation dans la conscience des productions mentales, le verbe voir n’est pas très adapté-. Cela permet de voir la puissance énorme qu’ont ces productions mentales. En d’autres termes, c’est la puissance énorme que notre histoire a, et parfois il se peut que vous soyez tout à fait tranquille et souvent, c’est au moment où on ne s’y attend pas, qu’on baisse l’attention, que tout cela arrive. Voilà pour le principe. Quoiqu’il en soit quand il y a le début de cette sensation d’enracinement et que ça commence à monter, on observe que l’état général, pas seulement l’état d’esprit, mais l’état du corps, le fonctionnement des organes, etc. change.
Donc en prenant acte de cela, cela nous crée des ressources, des ressources à mettre en œuvre au quotidien, une sorte de mémoire, en fait. Au quotidien quand notre histoire dans une circonstance donnée nous emporte, au moment où on voit, si on le voit que ça nous emporte, il est absolument indispensable de faire appel aux ressources, c'est-à-dire de faire appel aux mémoires de votre étude, de vous-même, dans la positions de l’Éveil, pour au début, ne pas sortir de cette situation, mais avoir plus de lucidité, de la voir. Quand on voit quelque chose, c’est comme si quelque chose était en dehors de nous, en fait il n’y a aucune différenciation entre la chose et son énergie et notre être. Donc le fait d’apprendre à "voir", à observer permet une différenciation, comme si on posait quelque chose devant soi. Quand on le pose, il n’est plus à l’intérieur de nous. Ensuite pour que cette tige croisse, il est nécessaire d’avoir du temps, je veux dire "prendre du temps". On prend du temps pour faire sa toilette, on prend du temps pour plein de choses, c’est un peu la même chose, c’est du temps pour son propre équilibre, son développement, son épanouissement et peut être, et cela je vous le souhaite, pour votre Éveil. Donc patience et temps.
Au fur et à mesure que tout cela est mis en œuvre, on va percevoir vraiment cette tige envahir de plus en plus l’ensemble de l’être jusqu’à commencer à percevoir le bouton du nymphéa. Et lorsqu’on est dans ce cheminement, dans toutes ces perceptions, l’état de bonheur simple ou de paix est là. En d’autre sorte, quand il n’y a plus de lutte avec notre histoire personnelle, notre dynamique, cela se révèle. Donc cette dynamique de bulbe, de tige et de bouton engendre naturellement un état paisible, mais un état paisible qui observe le vivant et notamment son propre vivant comme étant séparé du reste, c’est l’illusion de la conscience. Cependant, cela permet déjà de ressentir cette notion de bonheur et de paix, parce qu’on a acquis ainsi le fait de ne pas se laisser emporter par les tempêtes.
On a acquis aussi une connaissance de soi, avant de commencer à étudier, nous sommes des marionnettes en fait, des pantins, que nos informations, nos dynamiques personnelles, nos capacités font bouger. Là, c’est un peu la transformation de Pinocchio au fur et à mesure : la main, le morceau de bois et les ficelles disparaissent pour trouver l’autonomie. Cela ne signifie pas qu’il y a oubli de la dynamique qui crée, qui a créé cette existence, cela signifie qu’il y a à la place une conscience qui se laisse moins ou pas influencer par les tempêtes, les siennes mais aussi celles des autres. Ou celles que les autres n’ont pas voulu créer mais que vous dans vos schémas, vous avez pensé qu’ils ont créées.
Bref, ça c’est un bonheur qu’on appelle un bonheur égotique, pour les raisons de ces dernières phrases. Plus il va être fort, moins il sera dérangé par les tempêtes.
Et puis à un moment donné, lorsque toutes les conditions sont créées, il y a le bouton qui laisse apparaître la majesté de la fleur. A ce moment là, il n’y a plus personne pour la voir. Il ne restera que des traces de cette majesté, de cette vacuité, de cet espace infini et amoureux, infini dans le temps, infini dans les dimensions, expérience qui est ensuite intégrée avec le nymphéa et là, on peu parler de Bonheur.
Voilà je vous ai fait une petite présentation des trois formes de bonheur, le bonheur de l’égo, celui de la conscience égotique et Celui de la conscience cosmique.
QUESTION : j’aurais besoin d’éclairage sur la conscience égotique.
REPONSE : la conscience égotique est une propriété cachée de l’être humain, cachée parce qu’il faut aller la chercher, elle est forcément dans notre être mais elle dépasse la dynamique des informations qui créent notre existence, c’est comme une montagne qui observerait en bas l’agitation de la vallée, cette agitation serait notre existence et la montagne resterait tranquille observant son existence, parce que elle n’en est pas séparé. Et cette conscience est d’autant plus puissante qu’elle s’incarne dans le souffle et la chair.
QUESTION : Y a-t-il une relation entre le bonheur et l’amour ?
REPONSE : Quel amour ? Qu’est-ce que c’est l’amour ? C’est un drôle de mot ! On peut parler d’amour lorsqu’il y a profonde affection, amour envers un animal, envers un être, envers des plantes, peu importe. On peut aussi parler d’amour lorsqu’il y a cela, plus le besoin d’échanger des contacts corporels, le besoin de se rapprocher intimement, voire de procréer, de partager les moments avec quelqu’un, tout cela on va le trouver dans les trois catégories, parce qu’aucune catégorie n’est séparée de la vie, ce n’est pas quelque chose d’exotique. Ca fait partie de l’existence. Dans cette définition que je viens de poser, il y a souvent une dépendance de l’être dans ce domaine, auquel cas, cela revient au même que pour toutes les autres dépendances.
Un autre cas serait l’expression de ce mot dans la conscience égotique, mais là, c’est naturel et ce n’est pas sélectif. Le premier est sélectif à un être vivant : un végétal, un animal ou un être humain. Le second, la conscience égotique, ce n’est pas sélectif.
Et la conscience cosmique, ce n’est plus rien du tout.
Ce sont de très grandes différences, c’est souvent très difficile à comprendre pour les gens, je le vois dans les conférences, je le vois aussi pour les disciples de cette voie, il y a des difficultés à comprendre ça. Donc la conscience égotique va engendrer de la paix, va engendrer une sensation de bonheur et engendrer une dynamique d’amour, mais ce n’est pas la même que dans la première, dans le premier groupe, c’est vraiment une autre et dans la conscience cosmique, une fois que l’expérience est passée, il n’y a plus de différenciation du je ou du moi par rapport aux autres formes de vie ou même de non vie, le problème se pose encore en d’autres termes.
C’est vraiment important d’avoir l’esprit clair là dessus. Dans le premier groupe, lorsque quelqu’un aime quelqu’un, il l’aime à partir de conditions. Qu’est-ce que c’est les conditions, ça peut être, « il est gentil, elle est gentille, il est fort il est courageux, elle est forte, elle est courageuse », je ne sais pas. Enfin, un ensemble de conditions, parce que c’est ce qui est attendu de trouver chez quelqu’un d’autre et, du coup, les conditions étant réunies, il y a échange et si l’échange est fort, on va pouvoir parler d’amour mais il suffit que tu aies des conditions qui changent, et on ne parlera plus de ça, on n’a plus le même jeu de cartes. Donc si tu n’as plus les mêmes cartes, tu ne joues plus pareil. Donc pour l’amour c’est pareil que pour le bonheur, c’et la même chose, si ça dépend de quelque chose, ce n’est pas, si ça dépend d’une carte, ce n’est pas, si c’est ancré, naturel et ne dépend pas de carte, c’est que c’est. Mais là, c’est au moins la conscience égotique qui est entrée en action.
QUESTION : La conscience égotique rentre en action dans les deux cas, le cas des deux personnes ?
REPONSE : Ah bien, cela est effectivement "la cerise sur le gâteau". C'est-à-dire qu'en fait, on est sur un même niveau vibratoire, une même longueur d’onde. On peut parier peut-être sur une évolution, pour que la vibration apparaisse, mais c’est un coup de dés, si cela n’apparaissait pas, on ne peut plus jouer. De toute façon, dans ce cas dont tu parles, le besoin et la dynamique du besoin pour aller vers cette conscience verticale, cette conscience égotique, est inséparable d’une dynamique comme celle que tu avances, c’est inséparable.
C’est un besoin réel, comme tu as le besoin de boire quand tu as soif ou de respirer quand tu n’as plus d’air, une aspiration profonde, un moteur puissant et là, c’est très important d’être très attentif entre les paroles prononcées, les grands concepts de l’esprit et les mises en œuvre. Il n’y a que dans les actes que l’on voit ce que les personnes ont été capables de faire. Mais ceci, c’est jusqu’à un moment donné, l’évolution continue, il peut y avoir changement, il y aura changement, mais dans quelle direction et comment, c’est difficile de le savoir !
QUESTION : Est-ce que vous pensez que l’altruisme est le fruit de la conscience égotique ?
REPONSE : C’est un bon mot l’altruisme, c’est une belle qualité, il y en a qui ont cela au berceau, ils l'ont dans leur ADN. La réponse est non, puisque s’ils l’ont déjà dans leur ADN, elle est là. Maintenant cela ne suffit pas de l’avoir, parce que, parmi les autres êtres, il y en a plus de personnes qui ne sont pas altruistes que celles qui le sont. Et comme les êtres fonctionnent à partir de la peur de mourir, de souffrir, des choses de base comme se nourrir, se loger, etc., l’altruiste peut ne pas rencontrer d’écho à sa dynamique altruiste, voire même déranger énormément, donc se trouver à un moment très abîmé. Donc une fois que je vous dis cela, je vais compléter en disant que, si effectivement l’altruiste développe cette conscience égotique, là c’est vraiment bien, car c’est cette conscience égotique qui fera que, même si ça s’élève autour pour que ça n’existe pas, pour que ça ne dérange pas, la personne restera tranquille dans sa conscience égotique. A mon avis c’est nécessaire, c’est indispensable.
Tous les gens qui sont sensibles, qui sont en recherche de justice, d’équité, etc., avec ma toute petite expérience, il me semble indispensable qu’ils se dirigent le plus rapidement possible vers la construction de cette conscience égotique, pour le moins. Car là, ils auront la force intérieure pour pouvoir la mettre en œuvre, quand les circonstances seront là. Quand elles ne seront pas là, ne pas en souffrir, parce qu’un altruiste qui ne peut pas mettre en œuvre son altruisme, n’est pas heureux et même il ne comprend pas, c’est un non-sens. Donc, il lui faut cette énergie-là, il lui faut ce niveau de conscience, enfin, c’est mieux.
QUESTION : Quand on parle de bonheur, on y voit aussi l’opposé : malheur. Est-ce qu’il y a un opposé ou pas, pouvez-vous en parler ?
REPONSE : Dans la première version de mes trois versions, j’ai utilisé le mot « souffrance », quand la personne a fini son cycle de recherche de satisfaction, cette souffrance peut être du malheur. Suivant ses caractéristiques, il y aura complaisance, inconsciente probablement, dans ce malheur, ou recherche de créer des artifices de bonheur matériels, sociaux, professionnels, etc. Ca fait partie de la première catégorie, pas de la deuxième, ce n’est pas possible pour la deuxième puisque c’est tranquille, paisible, ça ne dépend de rien, ça ne dépend pas des caractéristiques de l’être.
Ai-je répondu à vos questions ? Belle soirée et portez-vous bien.

